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COURS
DE FORMATION MONASTIQUE
le 21 septembre, avec le Préfet de la Congrégation pour les religieux (CIVSVA)
Homélie de la Messe d'ouverture 23 août 2004 Frères et Sœurs, C'est avec le signe de la croix et en invoquant la Trinité que nous ouvrons chaque réunion communautaire de la célébration de la Liturgie des Heures, depuis les vigiles jusqu'aux complies et, au commencement de la célébration de l'Eucharistie, nous le faisons d'une manière encore plus explicite en attribuant à chacune des personnes quelque chose de propre et spécifique, rappelant le salut de Paul dans ses lettres : La grâce de Jésus notre Seigneur, l'amour de Dieu le Père et la communion de l'Esprit Saint, soient toujours avec vous.[1] Nous aussi, nous avons un contenu trinitaire dans la lecture d'une des scènes bibliques reproduites sur le retable de cette chapelle du Collège International saint Bernard. Nous voyons en effet que : a) dans la partie supérieure, la vie de communion est représentée par la visite faite à Abraham des trois mystérieux personnages et dans laquelle on a voulu repérer déjà dans l'Ancien Testament un indice de révélation trinitaire : tres vidit et unum adoravit[2], cette scène a inspiré la fameuse icône de Rublov, b) au centre, nous trouvons – ce qui est bien adapté à un Collège où se forment des futurs disciples, messagers de la foi et de la bonne nouvelle – l'appel particulier que lança le Seigneur aux premiers apôtres, à Pierre et à son frère André : Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d'hommes[3] et aussi : Venez et vous verrez[4]. C'est le Fils, l'envoyé du Père, rempli du Saint Esprit[5], qui appelle de nouveaux disciples et les envoie prêcher la bonne nouvelle de l'Évangile[6] qu'Il leur a communiquée, comme nous le voyons lors de son enseignement à la foule. c) dans la partie inférieure du retable, le Christ est reproduit lors du sermon des béatitudes, appelé aussi sermon sur la montagne, comme présidant Lui-même la célébration, mais se servant du prêtre pour transmettre l'enseignement de l'Évangile de la même manière qu'il le fit avec Paul, le héraut du Christ[7]. Le Seigneur fut le premier à mettre en pratique le détachement des biens qu'il enseignait, venez et voyez : Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; le Fils de l'homme, lui, n'a pas où reposer la tête[8], cela en signe de liberté de l'esprit par rapport à l'usage des biens et aussi de disponibilité. Le Christ, le Royaume de Dieu en personne[9], assis parmi la foule qui écoutait son sermon des béatitudes, préside au siège de cette chapelle comme pour nous rappeler d'une manière permanente : -
Heureux les pauvres de cœur Le Christ, durant sa vie, donna beaucoup d'autres enseignements sur de nombreux thèmes, comme par exemple l'annonce aux hommes de sa filiation divine[11]. La persécution et la mort arrivèrent en raison de sa fidélité, dans ses actes et ses paroles, à ce qu'il avait prêché. Le Christ, en effet, a été crucifié parce qu'il a été l'incarnation de ce qui est juste, droit, honnête, solidaire, vrai, bon, c'est à dire des béatitudes, le royaume de Dieu, qui ne consiste pas en des questions de nourriture ou de boisson ; il est justice, paix et joie dans l'Esprit Saint[12]. Le Christ agissait ainsi car il était rempli du saint Esprit[13] et possédait ses dons : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi[14], c'est à dire qu'il n'a pas agi comme Adam qui s'est séparé de Dieu par sa désobéissance. Le Christ, au contraire, nous a donné le modèle du retour à Dieu par l'obéissance[15], en vivant en accord avec les béatitudes. Pour être fidèle à cet idéal, comme seul pouvait le faire à notre place le fils de Dieu, il s'est fait notre chemin et pourtant, selon les scribes et les pharisiens, il a été condamné, non pour s'être comporté comme fils de Dieu, mais parce qu'il s'est affirmé Fils de Dieu : Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu'il s'est prétendu Fils de Dieu ![16] Dans un autre endroit du même Évangile de Jean nous lisons : "J'ai multiplié sous vos yeux les oeuvres bonnes de la part du Père. Pour laquelle voulez-vous me lapider ? " Les Juifs lui répondirent : " Ce n'est pas pour une oeuvre bonne que nous voulons te lapider, c'est parce que tu blasphèmes : tu n'es qu'un homme, et tu prétends être Dieu"[17], et la même cause alléguée par les juifs dans Jean, nous la retrouvons chez les synoptiques[18] où même déjà crucifié, lors du dernier moment de sa vie, ceux qui passaient devant lui et les grands prêtres, les docteurs de la loi et les notable du peuple se moquaient de lui en disant : sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ![19] Les citations évangéliques du paragraphe précédent nous permettent de dire que le Christ n'a pas été crucifié pour apaiser par une réparation de valeur infinie la colère divine, en raison de l'offense infinie commise par Adam pour laquelle Lui, le Nouvel Adam, devait donner sa vie[20]. Ceci, qui est une réflexion sur le but de l'Incarnation, pourrait se trouver dans la mythologie, où l'on offre des sacrifices humains pour apaiser la colère de quelque divinité offensée mais dans l'Évangile, le Seigneur en faisant route avec deux disciples jusqu'à Emmaüs leur dit : Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ?[21] sans parler de colère divine. Il est cependant certain que Paul dans sa réflexion sur le Seigneur qui est même apparu à l'avorton que je suis[22] dit : le Christ est mort pour nos péchés[23], et dans la lettre aux Galates nous lisons que nous nous souvenons de Jésus Christ, qui s'est donné pour nos péchés afin de nous arracher à ce monde mauvais, selon la volonté de Dieu notre Père[24], de même dans la lettre aux Romains, Lui qui n'a pas épargné son propre Fils mais l'a livré pour nous tous, comment avec lui ne nous accordera-t-il pas toute faveur ?[25] et dans d'autres passages de l'Écriture, comme par exemple dans la lettre aux Hébreux, nous trouvons des paroles semblables qui fondent la réflexion théologique sur le motif de l'incarnation de Jésus[26], thème sur lequel vous recevrez aussi des informations dans les cours. Aujourd'hui il nous faut dire quelque chose sur notre manière, non sanglante, de donner notre vie en imitant le Maître. A la fin des béatitudes nous lisons : Heureux serez-vous si l'on vous insulte, si l'on vous persécute et si l'on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi...[27]. Le monastère, selon la Règle que nous professons, est l'école du service du Seigneur[28], c'est à dire, l'école où l'on apprend le service que le Seigneur a accompli en donnant sa vie pour les hommes, en leur traçant le chemin et en les instruisant, car en Jésus Christ, vous êtes tous fils de Dieu par la foi[29] et en leur recommandant de s'aimer les uns les autres jusqu'à l'extrême, jusqu'à la mort, comme lui les a aimés[30]. Le moine concrétise ce service du Seigneur de la manière dont l'expose saint Benoît dans le Prologue de la Règle, en tout temps en employant au service du Seigneur les biens qu'il a mis en nous[31]. Si nous sommes attentifs à le servir comme présent dans les frères malades[32], dans les hôtes[33], dans la communauté[34], dans l'abbé[35] nous participons par la patience aux souffrances du Christ pour mériter d'avoir part à son royaume[36], selon ses propres paroles : 'Venez, les bénis de mon Père, … Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi !…[37]. Par conséquent, le monastère est pour les moines le lieu où ils vivent les béatitudes et pratiquent les œuvres de miséricorde[38], animés par les dons de l'Esprit Saint[39], jusqu'à donner leur vie en servant leurs frères. Mais d'une certaine manière, le monastère peut être uniquement une enceinte où l'on revêt un habit, où l'on fait une profession solennelle qui donne une sécurité sanitaire et sociale dans le seul but de réincarner le Rituel de 1689[40], alors qu'il est plutôt un espace où il faut essayer d'incarner le Royaume de Dieu, comme le Christ nous l'a enseigné. C'est ainsi que nous persévérerons dans le service sacré dont nous avons fait profession,[41]en suivant le Christ et son Évangile sans adhérences qui défigurent cette sequela Christi, c'est à dire : afin que tu retournes par l'exercice de l'obéissance (du Christ) à celui dont tu t'étais éloigné par la lâcheté de la désobéissance (d'Adam), selon ce que saint Benoît dit au commencement du prologue de sa Règle[42] Marie, qui fut juxta crucem lacrimosa[43], a été aussi présente dans le cénacle et, avec les apôtres, d'un seul cœur, participait fidèlement à la prière[44], et elle était là, comme nous le représente l'iconographie, lorsqu'ils furent tous remplis de l'Esprit Saint[45] ; elle a sa place dans ce cénacle du Collège International Saint Bernard, telle que nous la voyons dignement représentée, nous accompagnant comme mère de l'Eglise[46] et patronne de l'Ordre[47], en l'honneur de laquelle sont fondés et consacrées les églises des monastères cisterciens[48]. On n'a pas oublié de destiner un lieu spécial où l'on puisse entrer pour prier en silence[49] et où le Mysterium Fidei est conservé[50]. De cette manière, nous croyons que les trois modes de présence du Seigneur, dont parle Sacrosanctum Concilium restent bien définis dans cette chapelle : dans la Bible ou Parole de Dieu écrite, exposée sur l'ambon[51], et aussi dans le chœur, parce que quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu et aussi parce que partout nous croyons fermement que Dieu est présent[52] ; d'une manière éminente sur l'autel lorsqu'on célèbre l'Eucharistie[53] et dans les espèces consacrées[54] conservées dans un lieu qui leur est propre. La présence des nombreux étudiants participants aux Cours de Formation Monastique a montré la nécessité de leur offrir un cadre approprié pour la célébration de la Liturgie des Heures et de l'Eucharistie, parce que, si dans la salle des Cours on leur donne des enseignements de Spiritualité Liturgique, si on leur parle de l'importance de l'expression corporelle dans les célébrations, il est évident qu'on ne pouvait pas les accueillir – ce qui ne serait pas pédagogique – mal installés dans une chapelle construite avant le Concile Vatican II qui a promulgué, il y a quarante ans, la Constitution Sacrosanctum Concilium sur la rénovation adaptée de la Liturgie. C'est à cause de cela que, fidèles aux principes contenus dans cette Constitution pour la construction de nouvelles églises ou l'adaptation de celles déjà existantes[55], on a vu la nécessité de restaurer la chapelle du Collège, ce que le Seigneur a permis de vous offrir comme un don, grâce à la générosité d'une famille amie de l'Ordre, et déjà cette année vous pouvez l'utiliser rénovée, ce qui permettra de donner une splendeur encore plus grande à la Liturgie. Le retard considérable pour effectuer ce changement a ses avantages, parce qu'il a permis de réaliser l'ouvrage après avoir écouté l'avis de nombreux experts[56] qui ont déjà rénové dignement et avec compétence d'autres édifices religieux. Vous, qui êtes la continuité de la vie monastique dans nos monastères, c'est aussi en vous que réside leur avenir et celui de l'Ordre. En plus de vous intéresser que vous manifestez pour les matières programmées pour votre instruction et d'organiser par vous-mêmes les archives documentaires et photographiques de cette Curie Généralice, vous avez catalogué la bibliothèque et, finalement, favorisé ce travail de restauration de la chapelle pour le quarantième anniversaire de la promulgation de la Constitution Sacrosanctum Concilium. Tout cela vous lie davantage à l'Ordre, parce que ce sont vos œuvres, le fruit de votre travail et de votre intérêt. Votre rencontre au Collège Saint Bernard vous a rendu tangible la réalité des moines et moniales qui habitent les monastères et, maintenant en vous connaissant et en étant amis, vous pouvez vous dire à vous-même, mais avec étonnement devant ce que vous avez réalisé et découvert : l'Ordre c'est nous, c'est chacune des communautés qui vivent dans nos monastères. Maintenant nous nous connaissons, nous avons étudié ensemble, nous avons écouté les mêmes professeurs, nous avons entendu une même lecture de la Règle de saint Benoît, nous avons un langage commun et nous avons travaillé ensemble pour mener à bien des objectifs communs, pour les intégrer ensuite dans un dialogue avec la culture propre à notre monastère, c'est cela pratiquer l'inculturation du patrimoine spirituel reçu. Vous êtes conscients de votre responsabilité sur le plan de la formation humaine, chrétienne, et monastique que vos communautés offriront à ceux qui, comme candidats, frapperont à la porte du monastère et vous avez dans vos mains à leur intention le matériel nécessaire que vous a donné le Chapitre Général. Vous avez été initiés à la spiritualité de la liturgie pour que vous puissiez l'offrir comme un bien propre aux monastères qui suivent la Règle de Saint Benoît ; vos communautés ont secondé l'initiative des Cours de Formation Monastique et vous ont généreusement envoyés ici. Maintenant pèse sur nous et sur vous la responsabilité d'être des moteurs du changement voulu par l'Eglise dans Perfectae Caritatis et les enseignements postérieurs du Magistère de l'Eglise, dont l'Ordre Cistercien s'est aussi fait l'écho dans La Vie Cistercienne Aujourd'hui, nouveau titre donné par le Chapitre Général de l'an 2000 à la Déclaration du Chapitre Général (1968-1969) sur les principaux éléments de la vie cistercienne aujourd'hui qui jointe aux Constitutions de l'Ordre Cistercien étaient et sont le fruit du mouvement rénovateur conciliaire. Ce difficile travail a coûté presque quarante années d'expérimentation, d'un parcours prudent, mais finalement, c'est vous qui avez mis son fonctionnement en place et votre œuvre en témoigne. Le Concile s'est achevé le 8 décembre 1965 ; le Chapitre Général Spécial, célébré en 1968-1969, fut précédé de trois années de préparation auxquelles ont participé, grâce à un questionnaire personnel, tous les membres de l'Ordre et il a ouvert les pistes d'une profonde rénovation qui a abouti, en l'an 2000, à la célébration d'un Chapitre Général unique, formé d'abbés, d'abbesses et délégué(e)s, qui a relu et approuvé de nouveau les documents de 1968-1969[57], fruit, comme nous l'avons dit, de la doctrine du Concile Vatican II. De plus ce Chapitre Général a donné d'autres documents utiles approuvés par les Chapitres Généraux postérieurs, comme vous avez pu le constater dans vos études et le trouver dans votre livre Pour mieux connaître l'Ordre Cistercien qui les a mis à la portée de tous, comme manuel de première l'initiation. Jusqu'à présent vous vous êtes sentis protégés par la génération qui vous a précédés, tant au monastère qu'au Chapitre Général, mais maintenant c'est à vous de la protéger, car elle est déjà fatiguée par le poids d'une longue et intense journée de travail, mais elle est consciente qu'elle a dépensé sa vie en accomplissant le devoir de vous offrir quelque chose de mieux que ce qu'elle a trouvé en son temps. A partir de la salutation d'ouverture de ce sermon et de ce qui a été dit au sujet du retable et du Triennat de Formation Monastique, surgit un enchaînement immédiat avec le contenu de l'action de grâces de la seconde lettre de Paul aux Thessaloniciens[58], entendue aujourd'hui dans la liturgie de la Parole, et aussi avec le psaume responsorial qui nous invite à proclamer ces merveilles à toutes les nations[59], et même avec l'Évangile de ce jour qui appelle à chercher une orientation claire sur notre chemin. De cette manière nous avons expérimenté la relation entre Bible, Théologie et Liturgie. C'est consolant de trouver un rayon de lumière qui vous guidera afin que vous ne soyez pas des aveugles, guides d'aveugles[60]. Il est très difficile de pouvoir donner un peu de lumière à notre entourage, lorsque nous même sommes dans les ténèbres. Notre difficile et triste expérience d'avoir vécu dans l'obscurité nous a fait voir la nécessité de vous donner quelque chose de mieux. C'est de là qu'est venue l'idée de vous offrir cette opportunité d'appliquer, d'une manière concrète et afin qu'elle ne reste pas comme un beau document d'archive, la Ratio Institutionis approuvée par le Chapitre Général de l'an 2000. Le Triennat de Formation Monastique est son expression concrète et avec la restauration de la Chapelle du Collège, c'est pour vous – et pour moi d'une façon particulière – l'occasion de recevoir une nouvelle catéchèse, de faire un nouveau noviciat et une nouvelle réflexion simple et personnelle sur le Credo que donnait déjà d'une manière très brève Paul aux Corinthiens[61] afin que nous le récitions maintenant sous une forme plus méditative. Cela contribue aussi à faire progresser notre compréhension de la foi, de l'intellectus fidei[62], du credo ut intelligam, de la fides quaerens intellectum[63], et à faire en sorte qu'elle croisse vigoureusement[64] comme nous l'avons entendu dans l'épître. Agir ainsi c'est imiter le Pape Paul VI qui a écrit aussi sa formulation personnelle du credo[65], dont nous pouvons dire que c'est sa synthèse théologique personnelle et il a reflété sa manière de le vivre dans son testament spirituel posthume dont je ferai une citation littérale. Les Cours de Formation Monastique nous offrent la possibilité de faite notre propre synthèse. Nous savons en effet qu'à chaque époque de l'histoire, la théologie chrétienne et catholique a été une confrontation continuelle avec les cultures et les problèmes humains et religieux fondamentaux propres à chaque milieu culturel et à chaque époque. Ce fait est déjà en soi un argument très valable "a posteriori" en faveur de l'affirmation que les choses doivent être ainsi et ne peuvent être d'une autre manière[66], ce que, en employant le mot fameux de Jean XXIII, aggiornamento, signifie : exprimer la foi de toujours dans les termes de la culture de son époque. Pour nous, la réflexion théologique se réalise dans un contexte d'expérience monastique, et en premier lieu, cela veut dire intégration de la réflexion dans un contexte plus étendu de la vie, de la recherche de Dieu, de la louange. En résumé il s'agit de l'intégration de la lecture théologique de l'Écriture sous la forme d'une lectio divina, c'est à dire d'une lecture de foi, de théologie, de liturgie, de vie quotidienne. A côté du sermon sur la montagne - la catéchèse du Seigneur – avec les béatitudes bien connues Heureux les… le Christ a aussi proféré diverses malédictions : Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens !… que nous écoutons cette semaine dans plusieurs péricopes de l'Évangile de Matthieu et qui sont valables pour nous comme une espèce de béatitudes négatives, parce qu'elles font partie de tout ce que Jésus a fait et enseigné[67] et c'est ce sur quoi nous devons réfléchir, et de là découle la relation entre Bible, Théologie et Liturgie. Le Seigneur nous a préparé le chemin. Il a appelé beaucoup d'hommes et à tous il a enseigné sa Bonne Nouvelle, parmi eux il s'est associé plus particulièrement seulement quelques uns pour qu'ils la transmettent et cependant le premier des appelés d'une manière toute spéciale – et auquel le Seigneur a donné le surnom de pierre sur laquelle se fondrait son Eglise – l'a renié trois fois. C'est pourquoi, comme le fit Paul VI, successeur de Pierre, dans son testament posthume – qui est une page magnifique digne de figurer dans la Patrologie Latine – nous confessons, comme lui, nos misérables actions[68] et nous accueillons la miséricorde de Dieu dont il ne faut jamais désespérer[69]. Nous manifestons en même temps notre disposition en nous appropriant, dans une identification pleine de contrition, les paroles de la confession de ce Pape du Concile Vatican II[70] : Après le chant de gloire au Dieu créateur et Père, suit l'appel à la miséricorde et au pardon. Que je sache au moins faire appel à ta bonté, confesser ma faute et en même temps reconnaître ton infinie capacité de me sauver. "Seigneur, prends pitié ; O Christ, prends pitié ; Seigneur, prends pitié." Ici se présente à moi la pauvre histoire de ma vie. Je la vois d'une part tissée d'innombrables et extraordinaires bienfaits venant d'une indicible bonté (c'est celle-ci que j'espère pouvoir contempler un jour et "chanter éternellement") ; et d'autre part traversée d'une trame d'actions misérables que je préfère ne pas rappeler tant elles sont défectueuses, imparfaites, erronées, stupides, ridicules. "O Dieu, tu sais ma sottise." (Ps., 68,6) Pauvre vie misérable, étroite, mesquine, qui appelle tant de patience, de réparation, d'infinie miséricorde. Saint Augustin dit en une synthèse qui me semble toujours insurpassable : "misère et miséricorde". La misère est mienne, la miséricorde est de Dieu. Que je puisse, au moins maintenant, honorer qui tu es, Dieu d'infinie bonté, en invoquant, en acceptant, en célébrant ta très douce miséricorde[71]. Cette reconnaissance de ses propres limites et la confession de sa misère personnelle est la grâce, le grand don de la formation permanente reçu au jour le jour dans la vie communautaire-dont on vous parle aussi durant les Cours[72]-, et qui nous a conduits à nous sentir à toute heure chargés de nos péchés[73]. C'est cela découvrir, à travers l'humiliation (kenosis), devant l'évidence de notre impuissance et de nos limites que la réflexion sur la foi – afin qu'elle croisse vigoureusement –, est un don, un charisme (charis). Elle est, comme quelqu'un l'a appelée, la "théologie charismatique"[74]. Durant ces cours nous avons aussi l'occasion – et l'obligation – de découvrir si réellement nous avons reçu un appel particulier, si pour moi, tel que je suis, comme résultat de certaines circonstances spéciales, peut-être même décadentes, mais qui sont volonté de Dieu en tant que je suis configuré par elles, s'il y a un appel général –ce dont il n'y a pas de doute, parce que l'Évangile est pour tous : Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit[75] – et même s'il y a eu un appel particulier ou bien si c'était uniquement une idée personnelle. Nous avons découvert qu'il y a eu beaucoup de motifs décadents dans ce que nous avons cru reconnaître comme un appel spécial et maintenant nous les purifions dans un effort pour découvrir si réellement il y a eu pour moi un appel authentique avec l'espérance que, après avoir fait une relecture et une élimination de ce qui est décadent, nous puissions trouver, finalement, l'orientation de notre vie, même si pour moi personnellement – déjà dans la dernière ligne droite et disposant de peu de temps pour rectifier – il me reste uniquement le testament de Paul VI comme consolation, ce qui est déjà beaucoup, plus encore, ce qui est tout. Il ne faut pas faire résider la réponse à un appel particulier dans le fait de porter la tonsure ou des vêtements déterminés et des chaussures "monastiques" qui "font" plus moines, ni dans la réalisation de travaux déterminés tenus comme "monastiques" et qualifier les autres de "non monastiques", comme par exemple l'enseignement et le travail pastoral, car il y a des communautés qui, sans avoir des travaux de pastorale ou d'enseignement, ne lisent pas la Règle de saint Benoît et il ne s'y fait pas de commentaires, et le fait d'émettre la profession selon une Règle qui n'est pas lue et pas non plus commentée par l'abbé, n'est pas sans être paradoxal. Même dans le cas où l'on a déjà émis la profession solennelle, il faut faire une lecture critique des motifs qui nous ont poussés à frapper à la porte du monastère. Nous savons que l'on ne persévère pas toujours dans le monastère en raison des motifs qui nous ont conduit à y entrer, ou à cause des personnes qui nous ont accompagnés et c'est pour cela que nous nous sentons poussés par la nécessité de relire avec liberté et sans rancœur, mais honteux de notre stupidité l'itinéraire suivi jusqu'à aujourd'hui[76], parfois parmi des choses ridicules – qui même nous font honte. Nous devons être fidèles à ce qu'il y a de plus profond dans la tradition monastique, et garder présent à l'esprit les menaces du Christ aux pharisiens, nous devons nous les approprier aussi à nous-mêmes pour ne pas dévier du chemin de la vie monastique, de son véritable but et afin de ne pas la réduire à un code mesquin et opprimant de prescriptions extérieures, et pour cela nous les écoutons avec attention : Malheureux
êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez à clé le
Royaume des cieux devant les hommes ; vous-mêmes n'y entrez pas, et ceux qui
essayent d'y entrer, vous ne leur permettez pas d'entrer ! Les Cours de Formation Monastique essaient de vous donner un rayon de lumière pour suivre le Seigneur qui vous a fait entendre sa voix[78], comme vous l'avez chanté dans l'acclamation précédant l'Évangile de ce jour : Le règne de Dieu est proche, dit le Seigneur, convertissez-vous et croyez à l'Évangile, et pour vous épargner de devoir entendre un jour les mêmes malédictions adressées aux scribes et pharisiens : malheureux êtes-vous ... [79]! En effet nous aussi nous pouvons nous situer parmi ceux qui composent le ghetto des scribes et pharisiens, fidèles à la minutie de la lettre, en pensant que nous serons d'autant plus moines que nous mangerons moins, que nous dormirons moins, que nous serons plus précis dans la fidélité aux prescriptions du Rituel de 1689 – que nous a transmis la réforme tridentine avec plus de cent ans de retard – si nous portons moins de vêtements ou une plus grande tonsure autour de la tête, ou encore que nous serons d'autant plus moines que nous condamnerons davantage l'activité pastorale et enseignante de nos confrères en les taxant de ne pas être moines ou d'avoir un esprit peu monastique en raison du genre d'activité qu'ils ont pour soutenir la vie économique de leur communauté, ou mieux, que nous écrirons à la porte du monastère "clôture papale", mais en nous adonnant dans son enceinte au "dolce far niente". Dans les monastères féminins les moniales ne seront pas plus moniales par le fait de porter des voiles longs et volumineux sur la tête, d'avoir davantage de grilles et de pointes dans le parloir, se vantant peut-être d'ignorer les moyens modernes de communication, et de recommander des lectures qui si elles bercent la sensibilité du cœur laissent de côté le droit constitutionnel en oubliant dans cette "fuga mundi" que, selon la Règle, nous servirons le Seigneur – et d'autant mieux que nous les développerons davantage[80] – si nous avons soin d'employer à son service les biens qu'il a mis en nous[81], sans oublier que c'est aussi dans la même Règle que nous trouvons la condamnation de ceux qui mentent à Dieu par leur tonsure…[82]. Autant les heureux les… que les malheureux êtes-vous…, sont valables pour être écoutés par les moines dans l'enceinte monastique et ils stimulent leur réflexion théologique pour les mettre en pratique ou les éviter dans les actions de la vie communautaire, c'est à dire la révélation, la bible, la foi, la théologie (réflexion sur la foi) et la liturgie, qui est le lieu où la théologie se change en prière, et ce sont les colonnes sur lesquelles il faut édifier notre spiritualité. Nous autres, qui ne savons pas prier comme il faut[83], nous utilisons la prière que l'Eglise, dans la sobriété de la Liturgie des Heures, a fixée pour cette semaine : Dieu qui peux mettre au cœur de tes fidèles un unique désir, donne à ton peuple d'aimer ce que tu commandes et d'attendre ce que tu promets ; pour qu'au milieu des changements de ce monde, nos cœurs s'établissent fermement là où se trouvent les vraies joies[84]. En priant ainsi, et en apprenant aux autres à faire de même, nous serons aussi, intra saepta monasterii[85], apôtres de la liturgie, de la Règle de saint Benoît, et nous exercerons une œuvre d'apostolat propre aux communautés qui vivent selon cette Règle.
[1]
Les formules utilisées dans le Missel Romain pour accueillir les fidèles
qui viennent participer à la célébration de l'Eucharistie sont inspirées
de celles avec lesquelles Paul commence la majeure partie de ses lettres. [2]
Gn., 18,2 La phrase Abraham tres vidit et unum adoravit, appartient
à un répons de la Liturgie des Heures qui suit la lecture d'Augustin
d'Hippone Contra Maximinum haereticum Arianorum episcopus libri duo,
Liber secundum, 26.7 [3]
Mt.,4,19 [4]
Jn.,1,35 : Dans l'Évangile de Jean, par contre, ce
sont deux disciples de Jean Baptiste qui demandent au Seigneur : Maître
où demeures-tu ? L'un d'eux était André qui ensuite appela son
frère Simon auquel le Seigneur donna le nom de Pierre lorsqu'il le lui présenta. [5]
Jn.,1,32-34 : Alors Jean rendit ce témoignage :
« J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui.
Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau m'a
dit : 'L'homme sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est
celui-là qui baptise dans l'Esprit Saint.' Oui, j'ai vu, et je rends ce témoignage
: c'est lui le Fils de Dieu. [6]
Mt.,28, 19-20. Allez donc de toutes les nations faites des disciples… [7]
Ac.,9,15 : le Seigneur dit à Ananie : cet homme est l'instrument que j'ai choisi pour faire parvenir mon Nom
auprès des nations païennes, auprès des rois et des fils d'lsraël. [8]
Mt.,8,20 A propos de la disponibilité, dans le Ch. 58, 25 de la RB, le
rituel de la profession est décrit et il y est dit : car il sait
que, dès cet instant, il ne peut plus même disposer de son propre corps. S'il
n'a plus la propriété de son propre corps, c'est la communauté qui la
possède, dans laquelle le Seigneur est présent et que nous devons servir
avec les biens qu'il a mis en nous (RB.,prol.6). [9]
Le Christ était l'incarnation du Royaume de Dieu qu'il prêchait et en plus
si c'est
par l'Esprit de Dieu que moi j'expulse les démons, c'est donc que le règne
de Dieu est survenu pour vous (Mt.,12,28) [10]
Mt.,5,3-12 jusqu'au Chapitre 7, cette section est appelée, d'une manière
inexacte, Sermon sur la Montagne. Il
s'agit de cet ensemble de paroles de Jésus qui constituent une partie
importante des évangiles. Ce même Évangile de Matthieu en contient
d'autres comme par exemple : l'envoi en mission, le discours en
paraboles, le sermon ecclésial et le sermon eschatologique, tandis que dans
l'évangile de Jean l'on trouve le discours sur le pain de vie ou
discours eucharistique et dans l'évangile de Luc, les béatitudes
s'appellent le Sermon dans la plaine, car il a lieu après être
redescendu de la montagne et en plus il ajoute : malheur à vous les
riches… ! etc. (Lc.,6,24-26) . [11]
Mt.,5,16 ; 6,9 ; Jn.,1,12-13 ; Rm.,8,14 ; Ga.,1,5 ;
2P.,1,4 ; 1Jn.,3,1-2 ; Ap.,21,7 [12]
Rm.,14,17-19 et Paul ajoute ce
qui suit : Celui qui sert le Christ de cette
manière-là plaît à Dieu, et il est approuvé par les hommes. Recherchons
donc ce qui contribue à la paix, et ce qui nous associe les uns aux autres
en vue de la même construction, c'est à dire à incarner
le Royaume de Dieu. [13]
Lc.,4,18 L'Esprit
du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur
m'a consacré par l'onction et aussi
celui que Dieu a envoyé
dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l'Esprit sans compter ( Jn.,3,34).en plus de ce qui a été dit dans la note n°5. [14]
Gal.,5,22 [15]
RB.,prol.2 afin de retourner par
l'exercice de l'obéissance (du Christ) à celui dont t'avait éloigné
la lâcheté de la désobéissance (d'Adam) [16]
Jn.,19,7 [17]
Jn.,10,31-39. Par sa manière de vivre il est fils de Dieu [18]
Mc.,14,62-64 ; Mt.,26,63-66 ; Lc.,22,67-71 [19]
Mt.,27,38-43 [20]
Le thème du but de l'Incarnation, qui a été d'actualité durant beaucoup
de siècles, est abordé de nos jours d'une manière différente. De fait, avec
des paroles réservées, mais sévères, le cardinal J. Ratzinger nous dit
que la rédemption ne doit pas être insérée dans un mécanisme de droit
offensé et réparé (selon les catégories typiques
de l'ancien droit féodal), dans une réciprocité de droit et avoir
(selon les catégories typiques du droit commercial), mais dans un contexte
d'amour miséricordieux qui n'attend pas que les coupables fassent un pas en
avant, mais qui l'anticipe en allant à sa rencontre (cf. Giordano
FROSINI, Teologia oggi. Una síntesis
completa e aggiornata. EDB, Bologna 1997, p. 64). Cet auteur, dans sa
synthèse théologique, cite littéralement le cardinal Ratzinger : Par
conséquent dans le Nouveau Testament, la croix se présente, en premier
lieu, comme un mouvement descendant, de haut en bas. Elle n'a pas l'aspect
d'une redevance propitiatoire
que l'humanité offre à Dieu indigné, mais elle est l'expression de cet
immense amour de Dieu qui s'est abandonné sans réserve à l'humiliation
pour racheter l'homme ; il
s'est rapproché de l'homme et non l'inverse. Par ce changement
d'orientation dans l'idée d'expiation, qui vient déplacer précisément
l'axe de l'approche religieuse en général, dans le christianisme aussi le
culte et toute l'existence reçoivent une nouvelle orientation. Dans la sphère
chrétienne, l'adoration s'extériorise tout d'abord, en recevant avec une
âme reconnaissante l'action salvifique de Dieu. L'action essentielle du
culte chrétien, par conséquent et avec raison, s'appelle Eucharistie,
c'est à dire action de grâces. Action de grâces, car le Christ lui-même
nous a donné le modèle du retour à Dieu, par fidélité à cette manière
de penser et d'agir, a été crucufié. Sur ce même thème, il existe,
aussi une excellente étude de M.Emile BOISMARD, All’alba
del cristianesimo, Edizioni PIEME, 2000, dont nous citions, la p. 191,
un fragment de sa conclusion au chap. n°7 : Come ha fatto Cristo a liberarci del male? Perché, profeta dei nuovi
tempi, è venuto a parlarci nel nome di Dio. Ci ha dato numerose consegne
che, se osservate, permetterebbero agli uomini di vivere in pace gli uni
verso gli altri. È ciò che abbiamo mostrato alle pp.38 ss. [21]
Lc.,24,26 [22]
1Cor.,15,8 [23]
1Cor.,15,3-8 [24]
Gal.,1,1-12 [25]
Rom.,8,32 [26]
Giordano FROSINI, Teologia oggi…
p.,65, l'œuvre citée en note 20 dit : Il est vrai que dans
certains passages néo-testamentaires la mort de Jésus est présentée
comme une rançon (Mc.,10,45), ou comme un sacrifice offert (Heb., 5,2),
mais les termes doivent être examinés attentivement dans leur
signification d'origine. Le rédempteur (goel, en langue hébraïque), c'est
à dire celui qui paie la rançon,
est dans l'A.T. le parent le plus proche qui par sa générosité intervient
pour libérer de la misère (Lv.,25,25) ou de l'esclavage (Lv.,25,47-49).
Appliquer à Dieu ou à Jésus cette qualification signifie reconnaître et
présenter l'un et l'autre comme notre parent le plus proche qui intervient
librement pour changer depuis l'intérieur notre condition de servitude.
Dans ce sens le terme de "libération" est préférable à celui
de "rédemption". Le prix en question peut, au maximum, mettre en
évidence le poids dont Jésus s'est chargé pour mener à son
accomplissement son dessein d'amour. Le terme sacrifice doit être compris
dans le sens néo-testamentaire d'offrande de soi au Père dans tout le
cours de sa vie et en particulier au moment de sa mort : à ce sujet le
texte de la lettre aux hébreux qui
met dans la bouche du Verbe incarné les paroles du psaume 40 est éclairant
: "Le Christ commence donc par dire : 'Tu n'as pas voulu ni accepté les
sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les expiations pour le péché'
que la Loi prescrit d'offrir. Puis il déclare : 'Me voici, je suis venu
pour faire ta volonté'. Ainsi, il supprime l'ancien culte pour établir le
nouveau. Et c'est par cette volonté de Dieu que nous sommes sanctifiés, grâce
à l'offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour
toutes." (Heb.,10,8-10) Ces paroles renferment toute la théologie de la rédemption.
La désobéissance (non seulement celle d'Adam) a causé la disgrâce, l'obéissance
de l'Adam eschatologique a apporté la grâce et le salut. Le mécanisme de
la rédemption ne consiste pas dans une somme payée, mais dans
la disponibilité totale d'un homme qui solidement attaché à toute
l'humanité a rendu possible le don de Dieu, suspendu en raison de l'entêtement
de l'homme lui-même. [27]
Mt.,5,11-12 [28]
Règle de saint Benoît, prol.45 [29]
Gal 3,26 Jésus fait de nouveau la révélation de notre filiation divine,
après la résurrection, à Marie Madeleine : … Va plutôt
trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père,
vers mon Dieu et votre Dieu (Jn.,20,17). [30]
Jn.,13 (au lavement des pieds) [31]
RB., prol.,6 [32]
RB.,31. [33]
RB.,53. [34]
RB.,71. [35]
RB.,63,13 [36]
RB., prol.,50 [37]
Mt.,25,31 ss. [38]
RB.,4 Dans la liste des instruments avec lequel il faut travailler dans
l'atelier des bonnes œuvres, qui selon saint Benoît est le monastère,
nous trouvons en plus des commandements, les œuvres de miséricorde et
aussi diverses formulations des béatitudes. [39]
Voir n°3 et ses notes. [40]
Ce Rituel contenait, avec plus de cent ans de retard, la réforme voulue par
le Concile de Trente, et il fut introduit de nouveau au moment de la
restauration monastique, après la Révolution Française, tel qu'il était
en vigueur avant cette dernière, ce qui, malheureusement, entraîna que
quelques déformations du XVIIIe se répétèrent : les communautés étaient
scindées en deux groupes, les moines de chœur ou choristes d'une part et
ceux qui n'étaient pas moines, les convers, de l'autre ; les célébrations
liturgiques étaient si absorbantes qu'elles empêchaient l'exercice d'un
travail utile et rentable ; la tendance à confondre l'esprit
monastique avec l'observance de minuties était encore très forte. On
trouve un témoignage de cette résurrection des coutumes – qui de nos
jours nous paraissent anachroniques – et un signe que les restaurateurs du
monachisme des XIXe et XXe siècle tombèrent dans le piège de ce que nous
appelons aujourd'hui "les traditions", dans la cérémonie qui
prononce l'excommunication à l'encontre de ceux qui auraient pu causer
quelque préjudice à l'Ordre, tant dans le domaine matériel que moral ;
cette cérémonie avait lieu dans la salle du Chapitre le matin du dimanche
des Rameaux, et le Chapitre Général de 1958 fit encore quelques retouches
à ce rite qui fut en usage jusqu'en 1964 au monastère de Poblet. Il y
avait non seulement ce rite mais il en existait d'autres, comme par exemple,
la manière d'allumer les cierges, d'entrer au chœur et d'en sortir, le
comportement à y avoir, le grand rideau devant le presbytère, durant le
Carême, ces rites furent réintroduits sous l'influence de la Commission
Liturgique de l'Ordre, avec son siège à Hauterive (Suisse), même si
quelques monastères, avec la réforme du presbytère selon les directives
de la Constitution Sacrosanctum Concilium, laissèrent de côté
beaucoup de ces minuties. Cependant le Rituel cistercien, de 1689, corrigé
en 1949, dans sa cinquième édition, n'a jamais été
"officiellement" substitué par aucun autre, même si, après le
Concile Vatican II, il y a eu de nouveaux rituels de vêture, profession,
funérailles, etc. ad experimentum, (Cf. M.ESTEVA, El
Directori perpetu litúrgic de Poblet del P.Francesc Dorda de l’any 1694,
Poblet, 1983 p.64), qui ont été édités, après 1995, en un unique
volume en latin, traduit d'abord en catalan et ensuite en espagnol, en français
et portugais par les élèves des Cours de Formation Monastiques et veut être
plus conforme à nos temps, mais qui en essayant de sauver le pluralisme
manifeste qu'il désire contenter l'une et l'autre partie concernée. [41]
RB.,5,3 [42]
RB.,prol.2 afin de retourner par l'exercice de l'obéissance à celui
dont t'avait éloigné la lâcheté de la désobéissance. [43]
Jacopone da Todi, Stabat Mater [44]
Ac., 2,1 ss. [45]
Ibidem, Ac., 1,14 et Paul aux Galates 5,22 énumère les dons du
Saint Esprit déjà cités au n°3 [46]
Paul VI, dans l'Allocution de la conclusion de la troisième session du
Concile Vatican II a donné à Marie ce titre dans les termes suivant :
Mariam
Sanctissimam declaramus Matrem Ecclesiae. [47]
J.CANIVEZ, t.III, Statuta
1286 : 6 Item, cum beatissima Dei Genitrix Virgo semper Maria singularis
excellentiae dignitate merito sanctis omnibus super laudabilis ab omnibus fìdelibus
sit multipliciter honoranda, et principaliter ab Ordine nostro, qui speciali
ipsius patronatu ac patrocinio prae ceteris Ordinibus insignitur, ordinat et
statuit Capitulum generale, quod quotiescumque festivitas alicuius sancti
quae habeat in Ordine duas missas, diebus sabbatorum occurrerit, si proprium
etiam officium missae matutinalis intitulatum habeat, prima missa in honore
ipsius Beatissimae Virginis solemniter c celebretur, nisi forte ipsa die
sermo in capitulis habeatur
et aussi dans les Statuta 1286:1; 1298:1; 1318:3; 1463:131; 1487:92; 1488:94 on
parle de ce patronage. [48]
Idem, t.I, Statuta
Ord.Cisterciensis 1134 : 18, Quia
antecessores nostri et patres de ecclesia Molismensi, quae in honore est
beatae Mariae ad Cisterciensium locum, unde et nos exorti sumus, primitus
venerunt, idcirco decernimus ut omnes ecclesiae nostrae ec successorum
nostrorum in memoria eiusdem caeli et terrae reginae sanctae Mariae
fundentur ac dedicentur, et Constituciones
O.Cist. 1968-1969, art.29 [49]
RB.,
52,4 [50]
C'est le titre d'une encyclique de Paul VI promulguée en 1966 sur
l'Eucharistie et dont nous nous servons pour nommer la partie de notre
chapelle destinée à conserver le Très Saint Sacrement. Cf. Sacrosanctum
Concilium, n°7. [51]
Ibidem, où sont exposées les modes de présence du Christ dans la
Liturgie. Il y a beaucoup de documents qui traitent de ces modes de présence
et qui ont été pris en compte au moment de réaliser l'adaptation souhaitée
de la chapelle du Collège Saint Bernard. Tous ont comme point de départ le
n°7 de la Sacrosanctum Concilium, et parmi eux nous citons l'Ordinamento
generale del Missale Romane, nn. 314 et 315 ; les instructions de
la CEI (Conférence Épiscopale Italienne). La progettazione di nuove
Chiese, 1993,14 et aussi L'adeguamento delle Chiese alla
riforma liturgica.1996,20. S'il y a eu un Concile – nous le répétons
inlassablement – qui a donné la Constitution sur la Liturgie, la Sacrosanctum
Concilium et si ensuite des instructions ont été données pour son
application, cela n'avait pas de sens que, dans un Collège International
dans lequel on donne une formation aux jeunes membres de l'Ordre, on célèbre
une Liturgie dans une chapelle préconciliaire, qui même jusqu'en 1995
avait encore son tabernacle sur l'autel. [52]
Mt.,18,20 et aussi dans la RB.,19,1. Nous unissons les deux citations dans
un même numéro car les deux illustrent la présence du Seigneur dans la réunion
de la communauté au chœur pour la prière de l'office. [53]
Sacrosanctum Concilium, n°7 [54]
ibidem [55]
Voir note 51 et ce qui est dit dans la note 56. [56]
Mons. Crispino Valenziano, professeur à l'Institut Liturgique Pontifical de
l'Athénée Saint Anselme, l'artiste brésilien Mr. Claudio Pastro, qui
a adapté plus de 250 églises du Brésil et travaille actuellement
au Sanctuaire de Ntra Sra Aparecida, est l'auteur du retable de notre
chapelle et son œuvre publiée dan C. Pastro Ars Sacra, Ed. paolinas, São
Paulo, 2001 ; et les architectes espagnols VILLAR-ZAPARAIN-VASSALLO,
qui ont dirigé la restauration des monastères de San Andrés de Arroyo
(Palencia), Santa Maria la Real (Valladolid) et celui de Valdediós (Asturias),
tous de l'Ordre Cistercien en Espagne, de la Congrégation de Castille,. [57]
Ce Chapitre Général élabora et approuva la Déclaration sur les
principaux éléments de la vie cistercienne aujourd'hui, qui dans le n°78
dit : il est indubitable qu'il faut promouvoir, d'une manière
efficace et constante la participation des moniales dans les décisions qui
touchent à leur vie et même dans les sujets relatifs à leur Congrégation
propre ou à l'Ordre entier. C'est cela qui a rendu
possible, en l'an 2000, la célébration d'un Chapitre Général unique, qui
a relu et approuvé ce qui en 1968 avait été élaboré et approuvé
uniquement par les moines. [58]
2 Th., 1,3 Frères, à tout instant nous devons rendre grâce
à Dieu à cause de vous, et c'est bien juste, étant donné les grands
progrès de votre foi, et la croissance de l'amour que chacun d'entre vous a
pour tous les autres [59]
Psaume 95 Chantez au Seigneur, terre entière, Seule une communauté
qui rend gloire au Seigneur peut se dire chrétienne. [60]
Mt.,23,16 Malheur à vous guides aveugles…le malheur à vous indique
la condamnation de la conduite pharisaïque. On le trouve aussi dans
Lc.,6,39 où Jésus aborde le thème d'une autre manière : un
aveugle peut-il guider un aveugle ? [61]
1 Co., 15,3-8.11 Je vous ai
donc transmis en premier lieu ce que j'avais moi-même reçu, à savoir que
le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures,
qu'il a été mis au tombeau, qu'il est ressuscité le troisième
jour selon les Écritures, qu'il est apparu à Céphas, puis aux Douze, ou
comme cela se fait aussi maintenant dans la brève profession de foi.de
la nuit de Pâques sous la forme d'un bel interrogatoire. [62]
Saint
Augustin, Enarrationes in psalmos, Dans le Ps. 99,7 Si non intellexisti, inquam, crede. Intellectus enim
merces est fidei.
Ergo noli quaerere intelligere ut credas, sed crede…; Idem,
Sermo 357,1 Intellectus
enim merces est fidei. Ergo noli quaerer intelligere ut credas, sed crede ut…. [63]
Saint Anselme de Cantorbéry, dans le Proslogion, , Proemium ..et sequens Fides
quaerens intellectum; Ibidem, c.1, Neque enim quaero
intelligere ut credam, sed credo ut
intelligam. Anselme se
fait donc l'écho d'Augustin. Cfr. Magnus LÖHRER, Metodologia
teologica, Leçons données à la Faculté de Théologie de Saint
Anselme en l'année 1967-1968; idem, Il
modelo gnostico-sapienziale della teologia. La prosprectiva di base della
medotologia teologica di C.Vagaggini, dans
Studia Anselmiana 79, p.19-47. [64]
Voir note 58. [65]
Credo de Paul VI, proclamé le 30 juin 1968, pour la conclusion de
l'Année de la Foi, texte qui est aussi connu comme Credo du peuple de
Dieu et même comme un credo pour vivre publié avec un prologue du Card. Joseph Ratzinger. Le jour de sa présentation
ce même Pape Paul VI a dit : peut être que ce texte semblera à
quelques-uns un peu long et difficile ; mais il s'agit simplement d'une
paraphrase du Symbole de Nicée, celui que nous récitons au cours de nos
messes. Nous avons uniquement cherché à le rendre plus explicite, afin de
conforter les croyants dans la certitude et la clarté de la foi commune et
traditionnelle. Pascual MACCHI, Paulo VI nella sua parola, p.
212, Ed. Morcelliana, Brescia 2001. [66]
C.VAGAGGINI, Teologia, dans Nuovo
Dizionario di Teologia (NDT) Roma, 1977, 1651. [67]
Ac.,1,1 [68]
Paul VI, Pensée sur la mort. Testament posthume de Paul VI. Texte
que nous citerons immédiatement qui impressionne et stimule par son contenu
étonnant et est encore plus convaincant en apprenant que c'est écrit par
un Pape, c'est pour cela que nous nous approprions l'expression que nous
pourrions appeler sa Confession, car en parlant à la première
personne, il découvre, sans l'exposer, l'état permanent de tout homme, y
compris lui-même. [69]
RB.,4,74 [70]
Paul VI peut être appelé ainsi, à juste titre, car même si ce n'est pas
lui qui convoqua et ouvrit la
première session le 11 octobre 1962, il en fut le moteur en succédant à
Jean XXIII et, après avoir promulgué toutes ses Constitutions, Décrets
et Déclarations, le clôtura le 8 décembre 1965. [71]
Paul VI, Pensée sur la mort. Testament posthume de Paul VI, transcrit
partiellement par P. Macchi dans l'œuvre citée note 55. [72]
Le cours de P. Amedeo Cencini sur la formation initiale et permanente que
parmi vous beaucoup ont entendu ou entendront. [73]
RB.,7,64 [74]
Magnus LÖHRER, Il modello
gnostico-sapienziale…, p. 26 [75]
Mt., 28, 19-20 [76]
Il est très important de faire cet examen radical afin d'éviter de
lamentables conséquences. De là vient que dans le programme du triennat on
débute par une exégèse des textes bibliques fondamentaux de la vie
religieuse et on inclut aussi des leçons sur la formation initiale et
permanente. Tout cela comporte une véritable analyse, très utile comme
l'ont constaté les étudiants qui vous ont précédés, pour éclairer la réflexion
sur soi-même. Le Triennat aide à approfondir les connaissances des sources
de notre vie, énumérées dans les n° 3 à 10 de la Déclaration du CG
sur les pricipaux éléments de la vie cistercienne aujourd'hui, avec
les titres suivants : La Parole de Dieu et le Magistère de l'Église,
La tradition monastique, La Règle de S. Benoît, Les traditions
cisterciennes, La participation et la contribution à la vie actuelle de l'Église
et de la société, L'action et l'inspiration de l’Esprit Saint [77]
Mt.,23,13-28, mais également dans Luc, 6,39 comme nous l'avons déjà dit
dans la note 50 où nous trouvons que un aveugle ne peut guider un
aveugle. [78]
RB., prol 10, Aujourd'hui si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos
cœurs, citant le psaume 94,8 [79]
RB.,2,15 Toi qui voyais un fétu dans l'œil de ton frère, tu n'as pas
vu la poutre dans le tien, ce qui est une application concrète de Mt
23, 13-19 [80]
Y compris en ayant recours à la médecine afin d'être toujours dans les
meilleures conditions pour être utiles à ses frères, en utilisant par
exemple des lunettes, ou un appareil pour mieux entendre, ou des médicaments
pour équilibrer la tension artérielle ou la glande thyroïdienne ou le
diabète, etc, etc, etc. Il faut se souvenir que dans le psaume 39 (40), 7-8
nous récitons : Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as
ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors
j’ai dit : "Voici, je viens. Dans le livre, est
écrit pour moi ce que tu veux que je fasse…" Cette
citation est reprise dans la lettre aux Hébreux 10,9, et la Liturgie l'a
accommodée d'une façon très judicieuse dans le chant d'entrée du jour de
l'Annonciation du Seigneur, phrase lapidaire gravée sur le nouveau
tabernacle de notre chapelle ; Mysterium Fidei comme message
permanent du but de l'Incarnation : faire ta volonté ; pour
nous accomplir sa volonté se concrétise dans le v.6 de la RB où nous
lisons : il faut avoir un tel soin d'employer à son service les
biens (les talents) qu'il a mis en nous, ce que nous ne cessons de répéter. [81]
RB.,prol.6. Ce verset nous dit clairement comment les moines, qui ont fait
profession de vivre selon la Règle de saint Benoît, doivent servir le
Seigneur. Le châtier son corps RB.,4,11 il faut l'interpréter dans
le sens de le dompter, et le soigner pour qu'il soit en bonne forme et qu'il
puisse servir les frères et non pour faire un concours de fakirisme sans
autre objectif que de détruire le corps, ou comme dans un centre de
Fitness, sans autre objectif que d'être des plagiats d'une culture de
Michel-Ange, ou en nous inspirant de l'art grec, oubliant peut-être, que
celui-ci sculpte des modèles idéaux qui n'existent pas parmi les mortels,
bien différent du réel qui pour nous autres est le Christ, notre modèle
et notre idéal, comme nous le verrons durant le cours. [82]
RB.,2,7 [83]
Rom.,8,26, qui dans certaines éditions du Missel Romain sert d'introduction
au Notre Père. [84]
Collecte de la 21ème semaine du temps ordinaire dans laquelle il
y a la distinction classique que nous trouvons dans les textes ecclésiologique
anciens, c'est à dire : une invocation, Dieu qui peux mettre au cœur
de tes fidèles un unique désir (ut
unum sint Jn.,17,21), une demande, donne à ton peuple d'aimer
ce que tu commandes (si vous m'aimez vous observez mes commandements Jn.,14,15)
et d'attendre ce que tu promets (hâter ses promesses qui
sont le centuple déjà dans ce
monde Mt.,19,29), un but pour qu'au milieu des changements
de ce monde (tempêtes, inondations, ouragans Mt.,7,24-27), nos cœurs
s'établissent fermement là où se trouvent les vraies joies (dans sa
Parole qui est un rocher solide). Vocatif,(Domine)
Seigneur, impératif, (concede) donne, but,
(ut) pour que. C'est le schéma à suivre pour savoir
ce que nous demandons dans la collecte de la messe et de l'office et
pourquoi nous le demandons. Finalement nous nous approprions le sobre
formulaire de l'Eglise afin de prier avec elle.
[85]
Perfectae caritatis, n°9. En disant intra saepta monasterii je
ne veux pas délimiter l'espace dans le quel les moines doivent vivre, je me
réfère seulement à la pastorale que les moines peuvent exercer dans l'Eglise
de leur monastère, à travers la digne célébration de la Liturgie. Dans
notre Ordre, il existe, déjà depuis la clôture du Concile, un ample
commentaire sur le n°9 de Perfectae caritatis très utile
pour interpréter cette expression intra saepta monasterii et
tout ce que dit le Décret sur la vie monastique et aussi sur les instituts
voués intégralement à un autre genre de vie. (cf P.ZAKAR, La vie
monastique dans le Décret Perfectae caritatis.
Historia
e interpretación
del n° 9, dans Commentarium pro religiosis et missionariis. Année LI (1970), vol. II, fasc. IV.) et aussi auparavant S.
Kleiner, membre de la sous-commission préparatoire au document, dans son
intervention du 11.3.1965 a dit : Est ergo factum historicum, multos
monachos adhaesisse nec adhaerere vitae unice contemplativae qualis egregia
omnino in n°6 (nova propositio) describitur, et de facto existit et ab
Ecclesia fovetur et summa aestimatione laudanda est.
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