DIEU EST AMOUR 

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Le pape a présenté lui-même son encyclique aux lecteurs italiens de "Famiglia Cristiana". 

Il souligne tout d’abord que l’on peut « vraiment aimer Dieu parce que lui-même s’est fait proche, et est même entré dans la vie de chacun, par les sacrements, l’Eglise, en nous faisant rencontrer des hommes qui transmettent sa lumière ».

« L’amour n’est pas seulement un sentiment, rappelle par ailleurs Benoît XVI, mais il implique aussi la volonté et l’intelligence, en sorte que nous pouvons apprendre à aimer Dieu de tout notre cœur et de toute notre âme ».

L’amour, écrit encore le pape, « nous ne le trouvons pas déjà tout prêt, mais il grandit ». « Nous pouvons l’apprendre lentement, de façon à ce qu’il embrase toujours davantage toutes nos forces, et qu’il nous ouvre la voie à une vie droite ».

Le second point souligné par le pape, dans cette même lettre, est que nous pouvons vraiment « apprendre » à aimer notre prochain, même s’il nous est étranger ou antipathique, si nous sommes « amis de Jésus ».

« Si son amitié devient peu à peu importante pour nous, alors, nous commencerons à aimer ceux que Lui aime, et qui ont besoin de notre aide. Il veut que nous devenions des amis de ses amis, et nous le pouvons si nous sommes intérieurement proches de Lui ».

Le pape explique ensuite que la foi conduit à la « joie » véritable, venant au-devant de ce reproche selon lequel l’Eglise rendrait « amère » la joie de l’éros, la joie d’être aimés.

« Dans l’encyclique, commente le pape, j’ai cherché à démontrer que la promesse la plus profonde de l’éros ne peut mûrir que si nous ne cherchons pas à saisir un bonheur immédiat. Au contraire, nous trouvons ensemble la patience de découvrir toujours davantage l’autre en profondeur, dans la totalité du corps et de l’âme, de façon à ce que finalement le bonheur de l’autre devienne plus important que le mien. Alors, on ne veut plus seulement prendre, mais donner et justement dans cette libération du moi, l’homme se trouve lui-même et devient comblé de joie ».

Benoît XVI rappelle également le rapport justice-charité : le service de la charité est indispensable à l’Eglise. Et aux chrétiens qui sont engagés dans les professions publiques, le pape rappelle qu’il leur « revient, dans l’action politique, d’ouvrir toujours de nouvelles voies à la justice », afin que personne ne souffre de la misère.

Il précise: « Si, par nature, l’Eglise ne fait pas de politique en première personne », dans le respect de l’autonomie de l’Etat, elle participe cependant « passionnément », à la « bataille pour la justice », en apportant la lumière la foi là où « la raison est aveuglée par des intérêts et par une volonté de puissance ».

En même temps, le pape répète que « la justice ne peut jamais rendre l’amour superflu ».

« Au-delà de la justice, écrit-il, l’homme aura toujours besoin d’amour, qui seul donne une âme à la justice. Dans un monde blessé comme nous en faisons l’expérience de nos jours, il est vraiment nécessaire de démontrer cela. Le monde attend le témoignage de l’amour chrétien qui nous est inspiré par la foi. Dans notre monde, souvent si sombre, brille, par cet amour, la lumière de Dieu ».

ZF06020106 (ZENIT.org)

 

 

 
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Mis à jour le: 14-09-07

 

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