|
|
«lectio divina» :Un temps quotidien est réservé à l'étude de la Parole de Dieu, sous ses quatre aspects de lecture, méditation, prière et contemplation. Quels que soient les mots employés selon les diverses traditions spirituelles et le sens précis qu'on leur donne, chacune de ces étapes conserve sa nécessité et son originalité. La «lectio divina» se nourrit de la Parole de Dieu, y trouve son point de départ et y ramène. Le sérieux d'une étude biblique garantit donc, pour une part, la richesse de la «lectio». Que cette dernière ait pour objet le texte même de la Bible, qu'il s'agisse d'un texte liturgique ou d'une grande page spirituelle de la tradition catholique, c'est un écho fidèle de la Parole de Dieu qu'il faut entendre et peut-être même, à la manière des anciens, murmurer.
Demeurer Que deviennent l'oraison ou l'adoration quand la lectio divina vient à manquer ? Elles deviennent un monologue, un soliloque, sans doute devant Dieu ou devant une idée de Dieu. Leur fruit est alors ou bien l'autosatisfaction narcissique ou bien le dégoût de soi et la dépression. L'oraison, pour être authentique, a besoin de la Parole de Dieu qui en est le point de départ. La parole méditée a ouvert le dialogue et je viens au pied de Celui qui m'a parlé parce qu'il m'a parlé. Le temps et le silence permettent à la Parole déjà méditée de dévoiler plus encore toute sa richesse. C'est elle qui agit. C'est elle qui conduit l'oraison. L'oraison nous fait imiter Marie qui «gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur» (Lc 2, 51). La contemplation à laquelle la lectio a abouti, se prolonge ainsi en silence et permet à la Parole de façonner nos cœurs pour que nous vivions dans l'obéissance à la Parole méditée. C'est aussi la Parole méditée qui nous permet de reconnaître la présence eucharistique quand nous sommes devant le Saint Sacrement ; sans cette reconnaissance, pourrions-nous adorer ? (...) D'une manière ou d'une autre, il nous faut lutter pour être fidèles et pour durer, sachant que la lectio demande du temps pour éclore. Il nous faut passer tous les jours par le mystère de l'Annonciation ! N'est-ce pas cela qu'a voulu signifier Fra Angelico en offrant aux frères de son couvent de San Marco, la célèbre fresque de l'Annonciation devant laquelle tous passaient à chaque fois qu'ils montaient en cellule ? Quelle joie d'être ainsi appelés à vivre le mystère joyeux de l'Annonciation quotidiennement, en accueillant la Parole avec Marie et comme Marie, et en nous ouvrant pleinement à l'Esprit Saint qui, non seulement rend la Parole vivante et efficace, à l'heure de la lectio, mais nous rend aussi capables de la vivre dans le plus concret de notre vie. (extraits d'un article de Sources Vives, revue de la Fraternité monastique de Jérusalem) Apprendre à se nourrir de la Parole (P. Cencini fdcc) La Parole est "appel" à ouvrir la journée, chaque journée. De même que, dans l’histoire du salut, "alors qu'un silence paisible enveloppait toute chose, et la nuit de la Pâque était au milieu de son cours rapide, la Parole du Tout-puissant vint apporter le salut et la rédemption" (cf. Sg 18,14), ainsi dans le détail de la vie humaine quotidienne cette même Parole vient déchirer les ténèbres de chacune de nos nuits pour nous ouvrir à la lumière de chaque nouveau jour, jour de salut. Et signifier son indiscutable primat dans la vie humaine. lire la suite |
|
Le référenceur des meilleurs sites catholiques francophonesMis à jour le: 06-08-08
© Abbaye cistercienne Ste Marie de Boulaur. © Photographies: Editions Gaud ; Casa Generalizia O.Cist. ; Abbaye de Boulaur L'usage
des liens hypertextes peut vous conduire vers d'autres sites, |