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BIENVENUE A TOUS, ALLELUIA ! Monseigneur l’Evêque, Père de ce diocèse de Carcassonne et Narbonne, c’est vous que je tiens à saluer en tout premier pour vous remercier chaleureusement d’avoir accepté de présider, en ce Dimanche du Bon Pasteur et de prière pour les vocations, la Messe de la Profession Solennelle de notre Sœur Armelle. Nous sommes conscientes que cette cérémonie s’inscrit dans la Tradition, c’est à dire comme le rappelait Benoît XVI dans l’audience du Mercredi 26 avril 2006, dans la communion des fidèles autour des pasteurs légitimes au cours de l’histoire, qui pour notre communauté a commencé par l’accueil de votre Prédécesseur. Notre gratitude s’adresse aussi à ceux qui ont pris place avec vous, autour de l’Autel. Ensuite, c’est à vous parents et amis de Sœur Armelle, de Boulaur et Rieunette, chacun selon son rang et sa fonction, que j’exprime nos remerciements. Certains sont ici pour la première fois, aussi je me permets de vous présenter rapidement Boulaur et son prieuré dépendant Rieunette, deux lieux où vivent une unique communauté, celle appelée ‘Sainte Marie de Boulaur’, à laquelle selon le Droit de notre Ordre Cistercien, nous sommes liées par le vœu de stabilité au jour de notre Profession Solennelle, comme vous entendrez sœur Armelle le dire dans la formule de sa Charte de Profession. C’est l’essor rapide de la communauté de Boulaur qui nous a conduites à restaurer, en 1998, la vie monastique en cette ancienne Abbaye cistercienne Sainte Marie de Rieunette, site auquel la région est toujours restée très attachée. Le nombre des moniales de Boulaur est passé de 5 en 1982 à 10 en 1985 pour atteindre 32 en cette années 2006, notre moyenne d’âge est de 35 ans. Des anciennes moniales qui en 1949 ont fait refleurir la vie monastique à Boulaur, deux sont encore parmi nous : Mère Pia, abbesse émérite connue de beaucoup d’entre vous, à laquelle j’ai succédé en 2000, en raison de son état de santé elle n’a pu être là, et Sœur Geneviève, qui toujours vaillante, est ici avec nous. Par leur persévérance et leur fidélité, leur génération a su nous transmettre, la raison-même de notre vie à l’école de saint Benoît : la recherche de Dieu sous la conduite de l’Evangile. Prière et travail, Ora et labora en résument le programme. A Boulaur comme à Rieunette, l'Office Divin où nous présentons à Dieu les intentions de toute l'humanité et puisons force et amour, est chanté en grégorien. Cette prière liturgique constitue, selon les traditions de notre Ordre Cistercien avec l'étude, le travail manuel agricole et artisanal pour subvenir à nos besoins, l'accueil, forme très ancienne de l’apostolat monastique et la vie fraternelle en communauté, les piliers de notre vie cistercienne. Et donc, en ce jour, après mûre délibération, Sœur Armelle va se consacrer pour toujours par la Profession Solennelle au service de Dieu, et de l’Eglise qui recevra son offrande, l’unissant au Sacrifice Eucharistique. Aujourd’hui, cet engagement solennel prend un relief particulier car, jusqu’à présent, à l’occasion des cérémonies importantes, c’était les moniales résidant à Rieunette qui rejoignaient Boulaur. En ce 7 mai 2006, c’est la communauté vivant à Boulaur, qui s’est déplacée à Rieunette en vue de la consolidation de la résurrection de ce haut lieu à la vie monastique. Notre reconnaissance va à tous ceux qui, au fil des jours, y contribuent : AFIN QU’EN TOUT DIEU SOIT GLORIFIE. ALLELUIA ! 7 mai 2006 |
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© Abbaye cistercienne Ste Marie de Boulaur. © Photographies: Editions Gaud ; Casa Generalizia O.Cist. ; Abbaye de Boulaur L'usage
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