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Pour ceux qui veulent mieux connaître notre spiritualité:
La
Règle de Saint Benoît (télécharger La
vie cistercienne aujourd'hui, Déclaration du Chapitre Général O.Cist. 2000
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Auteurs du XIIe siècle: présentation Auteurs du XIIe siècle: quelques textes
Extraits de sermons de Saint Bernard de Clairvaux Saint Aelred de Rievaulx : action et contemplation Guillaume de saint Thierry: prière de celui qui n'en peut plus Les mystères de la Vierge dans la liturgie monastique Les Pères cisterciens commentent l'Avent Homélies cisterciennes sur le Carême Anthologie en différentes langues
Les quatre premiers sont communément appelés les "quatre évangélistes de l'Ordre".
Saint Bernard (1090-1153), né à Fontaines-les-Dijon, entré à Cîteaux en 1113, 15 ans après la fondation. Abbé de Clairvaux en 1115 et Docteur de l'Eglise, auteur de très nombreux ouvrages, traités et sermons. Guillaume de Saint-Thierry (+1148), né à Liège, d'abord bénédictin et abbé de Saint-Thierry, il se lie d'amitié avec saint Bernard et entre à l'abbaye cistercienne de Signy. Il commence à écrire la biographie de saint Bernard dès avant la mort de celui-ci. Auteur de plusieurs traités et lettres dont la fameuse "Lettre d'or" aux chartreux. Guerric d'Igny (+1157) Chanoine de Tournay, il entre à Clairvaux vers 1120 et devient abbé d'Igny vers 1138. 54 de ses sermons sont parvenus jusqu'à nous. Saint Aelred de Rielvaux (+1167) Elevé à la cour du roi d'Ecosse, il entre à Rievaulx en Angleterre en 1135 et en devient abbé en 1146. Ses ouvrages les plus fameux sont "L'amitié spirituelle" et "Le miroir de la charité". Isaac de l'Etoile (+1178) Moine de Pontigny, puis abbé de l'Etoile dans le Poitou et ensuite de Notre-Dame de l'île de Ré. Gilbert de Hoyland (+1172) Abbé de Swineshead en Angleterre, il poursuit l'oeuvre inachevée du "Commentaire sur le Cantique des Cantiques" de saint Bernard. Baudoin de Ford (+1190) Abbé de Ford en Angleterre en 1175, il est nommé évêque de Worcester en 1180 puis archevêque de Cantorbéry en 1184. Son ouvrage le plus connu est le "Traité de la vie commune".
Notre charisme fondateur en quelques mots: simplicité, solitude, pauvreté, vie commune, obéissance, liturgie, travail Ce qui caractérise sans aucun doute, la spiritualité des fondateurs de Cîteaux, est la simplicité de vie et l'élan évangélique avec lesquels ils mirent en pratique leur idéal dans l'enthousiasme de servir Dieu de tout leur coeur, de toute leur âme et de toutes leurs forces. Pour "ne rien préférer à l'amour du Christ"(RB 4,21), nos premiers Pères jugèrent nécessaire de quitter radicalement tout ce qu'ils aimaient, leur famille, les lieux habités, les commodités de la vie, pour se retirer dans la solitude et vivre là pour Dieu seul. Cîteaux fut donc construit dans un désert, et la pauvreté et la simplicité des bâtiments frappaient les visiteurs. C'était la manifestation d'une exigence intérieure : revenir à la simplicité et à la pureté de la Règle. Saint Benoît nous donne les indications pratiques pour y parvenir. Nos Pères utilisèrent donc le moyen de la solitude pour atteindre leur idéal, mais aussi menèrent à Cîteaux une vie très évangélique de pauvreté. A l'orée du XIIème siècle, la société ne connaissait pas encore de classe moyenne et la bourgeoisie n'existait pas. Il y avait d'un côté le monde des chevaliers et des clercs, et de l'autre celui des paysans, c'est-à-dire des pauvres. Les moines de Cîteaux voulurent, ce qui était une innovation extraordinaire à leur époque, que tous les membres de la Communauté, clercs, chevaliers et paysans, s'adonnent aux travaux des pauvres, afin de vivre cet idéal évangélique. C'est ainsi qu'ils défrichèrent et mirent en valeur les lieux arides et sauvages où ils s'implantaient. Cette façon de vivre la pauvreté devint une source de progrès social et de richesse pour les hommes du XIIème siècle.
L'obéissance, selon la Règle de St Benoît, est le propre de ceux qui, "n'ayant rien de plus cher que le Christ" (RB 4,21), n'hésitent pas à se laisser conduire sur les chemins de l'Evangile. Cette obéissance monastique est pratiquée dans l'enthousiasme d'un coeur sans partage pour Jésus-Christ. "Dès que son oreille a entendu, il m'a obéi" (Ps.17,45 – RB 5,5 ), dit le Seigneur. Voilà pourquoi ces moines empruntent "la voie étroite"(RB 5,11) dont Il parle : "étroite est la voie qui conduit à la vie''(Mt. 7,14 RB 5,11), L'imitant par l'exemple lorsqu'Il dit : "Je ne suis pas venu faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m'a envoyé" (Jn. 6,38 RB 5,13). St Benoît enseigne dans sa Règle que "rien ne doit être préféré à l'oeuvre de Dieu"(RB 43,3), c'est-à-dire à la célébration solennelle de la prière liturgique chantée à l'église par tous les frères durant la nuit et aux différentes heures de la journée. Nos fondateurs apportèrent là le même enthousiasme spirituel en s'appliquant à donner à ces longs Offices un chant grégorien rénové selon l'esprit de simplicité caractéristique de Cîteaux. Au cours de l'histoire multiséculaire de notre Ordre, les monastères, pour être "l'honneur de l'Église et une source de grâces célestes"(Perfectae caritatis 7) pour le monde, ont adopté des formes d'activité très variées: éducation, ministère pastoral, recherche théologique et scientifique, hospitalité... (cf Déclaration n°26-28) Cette Déclaration, fruit de l' "aggiornamento" demandé par le Concile Vatican II, représente notre carte d'identité propre, et une aide précieuse que Notre Sainte Mère l'Église nous donne pour éclairer notre chemin à la suite des premiers Pères de Cîteaux, dont la spiritualité peut bien être caractérisée par cette phrase du Nouveau Testament reprise par Saint Benoît : "qu'en toutes choses Dieu soit glorifié !" (1Pe 4,11 – RB 57,9) |
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© Abbaye cistercienne Ste Marie de Boulaur. © Photographies: Editions Gaud ; Casa Generalizia O.Cist. ; Abbaye de Boulaur L'usage
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