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2004
– Prions pour les vocations Messages d'autres années: 1998 – « l'Esprit et l'Épouse disent : Viens ! (Ap 22,17) » 1999 – Le Père appelle à la Vie Éternelle 2000 – L'Eucharistie, source de tout ministère 2002 – La vocation à la sainteté 2004 – Prions pour les vocations 2005 – Appelés à avancer au large
Vénérés
frères dans l'épiscopat, très chers frères et sœurs ! 1.
« Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa
moisson » (Lc 10, 2). Dans
ces paroles de Jésus adressées aux Apôtres apparaît la sollicitude que le
Bon Pasteur manifeste toujours pour ses brebis. Il fait tout pour qu'elles
« aient la vie et qu'elles l'aient en abondance » (Jn 10, 10). Après
sa résurrection, le Seigneur confiera aux disciples la responsabilité de
poursuivre sa mission, afin que l'Évangile soit annoncé aux hommes de tous
les temps. Comme ils sont nombreux ceux qui ont répondu avec générosité et
continuent de répondre à sa continuelle invitation : « Suis-moi ! »
(Jn 21, 22). Il s'agit d'hommes et de femmes qui acceptent de mettre totalement
leur existence au service de son Royaume. À
l'occasion de la prochaine 41e Journée mondiale de prière pour les vocations,
fixée traditionnellement au IVe dimanche de Pâques, tous les fidèles
s'uniront dans une fervente prière pour les vocations au sacerdoce, à la vie
consacrée et au service missionnaire. En effet, notre premier devoir est de
prier le « Maître de la moisson » pour ceux qui suivent déjà de
plus près le Christ dans la vie sacerdotale et religieuse, et pour ceux qu'il
ne cesse d'appeler, dans sa miséricorde, à de si importantes fonctions ecclésiales. 2.
Dans la Lettre apostolique Novo millennio ineunte j'ai observé qu'on « enregistre
aujourd'hui, dans le monde, malgré les vastes processus de sécularisation, une
exigence diffuse de spiritualité, qui s'exprime justement en grande partie dans
un besoin renouvelé de prière » (n. 33) (1). Notre demande unanime au
Seigneur afin qu'il « envoie des ouvriers pour sa moisson » s'intègre
dans ce « besoin de prière ». Avec
joie, je remarque que dans de nombreuses Églises particulières on fonde des
cénacles de prière pour les vocations. Dans les grands séminaires et dans les
maisons de formation des Instituts religieux et missionnaires, on organise des
rencontres à cette fin. Bien des familles deviennent de petits « cénacles »
de prière, qui aident les jeunes à répondre avec courage et générosité à
l'appel du divin Maître. Oui ! La vocation au service exclusif du Christ
dans son Église est un don inestimable de la bonté divine, un don à implorer
avec insistance et dans une humilité pleine de confiance. À ce don, le chrétien
doit s'ouvrir toujours davantage, en veillant à ne pas laisser passer « le
temps de la grâce » et « le temps de la visite » (cf. Lc 19,
44). La prière unie au sacrifice et à la souffrance revêt une signification
particulière. La souffrance, vécue comme accomplissement dans sa propre chair
de ce qui manque aux « épreuves du Christ, [... ] pour son Corps qui est
l'Église » (Col 1, 24), devient une forme d'intercession on ne peut
plus efficace. Tant de malades partout dans le monde unissent leurs souffrances
à la croix de Jésus, pour implorer de saintes vocations ! Ils
m'accompagnent aussi spirituellement dans le ministère pétrinien que Dieu m'a
confié, et ils apportent à la cause de l'Évangile un concours inestimable, même
s'il est souvent tout à fait caché. 3.
Je souhaite de tout cœur qu'on intensifie toujours davantage la prière pour
les vocations. Une prière qui soit adoration du mystère de Dieu et action de
grâce pour les « grandes choses » qu'il a accomplies et ne cesse
de réaliser, malgré la faiblesse des hommes. Une prière contemplative,
remplie d'émerveillement et de gratitude pour le don des vocations. L'Eucharistie
est au cœur de toutes les initiatives de prière. Le sacrement de l'Autel revêt
une importance capitale pour la naissance des vocations et pour leur persévérance,
parce que ceux qui sont appelés peuvent trouver dans le sacrifice rédempteur
du Christ la force pour se consacrer totalement à l'annonce de l'Évangile. À
la célébration eucharistique, il est bon d'unir l'adoration du Saint Sacrement,
en prolongeant ainsi, d'une certaine façon, le mystère de la Messe. Contempler
le Christ, présent réellement et substantiellement sous les espèces du pain
et du vin, peut susciter dans le cœur de celui qui est appelé au sacerdoce ou
à une mission particulière dans l'Église le même enthousiasme qui poussa
Pierre à s'écrier sur la montagne de la Transfiguration : « Seigneur,
il est heureux que nous soyons ici » (Mt 17, 4 ; cf. Me 9, 5 ;
Le 9, 33). C'est une façon privilégiée de contempler le visage du Christ avec
Marie et à l'école de Marie, celle qui par son attitude intérieure peut bien
être nommée « femme "eucharistique" » (Encyclique
Ecclesia de Eucharistie, 53). Puissent toutes les
communautés chrétiennes devenir « d'authentiques écoles de prière »,
où l'on prie afin que les ouvriers ne manquent pas dans le grand champ du
travail apostolique. De plus, il est indispensable que l'Église accompagne
d'une continuelle sollicitude spirituelle ceux que Dieu a déjà appelés, et
qui « suivent l'Agneau partout où il va » (Ap 14, 4). Je pense aux
prêtres, aux religieuses et aux religieux, aux ermites, aux vierges consacrées,
aux membres des Instituts séculiers, en somme à tous ceux qui ont reçu le don
de la vocation et portent « ce trésor [...] dans des poteries sans valeur »
(2 Co 4, 7). Dans le Corps mystique du Christ, il existe une grande variété de
ministères et de charismes (cf. 1 Co 12, 12), tous orientés vers la
sanctification du peuple chrétien. Dans l'engagement commun vers la sainteté,
qui doit animer chaque membre de l'Église, il est indispensable de prier pour
que « ceux qui sont appelés » demeurent fidèles à leur vocation
et atteignent le plus haut degré possible de perfection évangélique. 4. Dans l'Exhortation apostolique post-synodale Pastores dabo vobis j'ai
souligné que « c'est une exigence naturelle de la charité pastorale à
l'égard de son Église particulière et de son avenir ministériel qui engage
le prêtre à se soucier de se trouver, en quelque sorte, un successeur dans le
sacerdoce » (n. 74) (3). En sachant que Dieu appelle ceux qu'il veut (cf.
Me 3,13), chaque ministre du Christ doit pourtant avoir le souci de prier avec
persévérance pour les vocations. Nul plus que lui n'est à même de percevoir
l'urgence qu'une nouvelle génération de personnes généreuses et saintes
prenne leur relais afin d'assurer l'annonce de l'Évangile et l'administration
des Sacrements. C'est justement dans cette perspective que « l'adhésion spirituelle au
Seigneur, à la vocation propre et à là mission » (Vita consecrata, 63)
(4), est on ne peut plus nécessaire. De la sainteté des appelés dépend la
force de leur témoignage, capable d'entraîner d'autres personnes en les
poussant à remettre leur propre vie au Christ. De cette manière on s'oppose à
la baisse des vocations à la vie consacrée, qui menace l'existence de
nombreuses œuvres apostoliques, surtout dans les Pays de mission. De plus, la
prière de ceux qui sont appelés, prêtres et personnes consacrées, revêt une
importance particulière, parce qu'elle est insérée dans la prière
sacerdotale du Christ. En eux, il prie le Père pour qu'il sanctifie et garde
dans son amour ceux qui, tout en étant dans ce monde, ne lui appartiennent pas
(cf.Jn 17, 14-16). Que l'Esprit Saint fasse de l'Église entière un peuple de
priants qui élèvent leur voix vers le Père céleste pour implorer de saintes
vocations au sacerdoce et à la vie consacrée. Prions pour ceux que le Seigneur
a choisis et appelés afin qu'ils soient de fidèles et joyeux témoins de l'Évangile,
auquel ils ont consacré leur existence. 5. Fils de Dieu, JEAN-PAUL II Messages d'autres années: 1998 – « l'Esprit et l'Épouse disent : Viens ! (Ap 22,17) » 1999 – Le Père appelle à la Vie Éternelle 2000 – L'Eucharistie, source de tout ministère 2002 – La vocation à la sainteté 2004 – Prions pour les vocations 2005 – Appelés à avancer au large
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