Les vœux

 

La vie monastique implique un engagement résolu de toute notre personne à la suite du Christ. La tradition récente de l’église résume cet engagement en parlant de trois vœux (promesses) faits à Dieu : la pauvreté, l’obéissance et la chasteté. Dans les ordres plus anciens comme le nôtre, la formule n’est pas exactement celle-ci puisque, au jour de notre profession solennelle nous prononçons les vœux d’obéissance, de stabilité et de conversion de vie à la vie monastique. Ce dernier, inclut la pauvreté, la chasteté, mais aussi la vie fraternelle et un engagement sans cesse renouvelé à nous tourner vers le Seigneur pour Le laisser nous transformer.

Ces trois vœux visent à nous rendre vraiment libres : libres par rapport à nos désirs désordonnés grâce à l’obéissance, libres pour être détachées de tout ce qui nous disperse de Dieu grâce à la stabilité, libres aussi des biens matériel, de plaisirs trop sensuels, de l’égoïsme ou du désir de paraître…

Il ne faut donc pas comprendre d’abord ces vœux comme des renoncements mais comme des moyens radicaux de gagner un trésor bien plus grand que tout ce à quoi nous renonçons. A travers eux nous acceptons de ne pas vivre des choses profondément belles et bonnes comme l’amour d’un homme ou la maternité pour trouver ce qui apparait à notre cœur plus désirable encore. Un grand sportif n’est-il pas prêt à des efforts et des renoncements incroyables pour gagner la coupe ? La communion avec Dieu vaudrait-elle moins qu’une coupe ?

Il n’en demeure pas moins qu’un certain équilibre humain et une bonne maturité sont nécessaires pour demeurer fidèles à ces engagements, c’est pourquoi la formation initiale et le discernement de notre vocation requièrent une telle importance.

 

Extrait d’une interview d’une sœur sur Radio Présence sur le vœu d’obéissance :