Une grange cistercienne pour le XXI ème siècle

Pour un patrimoine vivant

Promouvoir un patrimoine immatériel

Bâtir une Grange cistercienne du XXIème siècle c’est conjuguer au présent un modèle qui a fait ses preuves depuis le XIIème siècle. Derrière ce modèle c’est toute une organisation du travail dans laquelle la dimension communautaire et la responsabilité personnelle s’allient avec succès. C’est aussi l’attention au travail bien fait, un alliage entre efficacité et esthétique, entre intelligence et bon sens, technicité et simplicité… En voulant poursuivre cette aventure au XXIème siècle c’est ce défi que nous voulons relever.

1985

Début de la transformation agricole (fromages et pâtés) et ouverture d’un 1er magasin monastique (25m2), stand sur le marché de Samatan.

2018

6 700 clients

6 000 hôtes reçus

2022

Construction d’un nouveau magasin (150m2) 

Objectif : 50 000 clients

LES EXIGENCES D'UN CHANTIER HORS NORMES

La chaîne des Pyrénées s’étend, majestueuse, à l’horizon. Le village de Boulaur, perché sur sa colline, s’étire paisiblement, ponctuant l’horizon de Cyprès, de cèdres et des clochers de l’Abbaye et de l’église paroissiale. La vue depuis le Nord est de toute beauté…

Hors, c’est de ce côté que doit être construite la nouvelle étable dont le faitage s’élèvera à 8 mètres de haut pour assurer une bonne ventilation et permettre la circulation d’une griffe pour distribuer le foin en vrac.

Afin d’allier la préservation de la vue sur le site et la fonctionnalité du bâtiment nous allons tirer profit au maximum de la pente du terrain et encaisser le bâtiment de près de 3 mètres. Au total, ce sont 12 000 m3 de terre qui vont devoir être déplacés…

Le défi de ce chantier est bâtir pour l’éternité. Notre étable sera peut-être le seul bâtiment agricole du XXIème siècle encore debout dans 100 ans…

Avec notre architecte, nous avons voulu inscrire ce projet architectural à la fois dans la tradition cistercienne et dans la tradition gersoise. On y retrouve donc les trois grandes ouvertures des églises et granges cisterciennes et les galerie et colombages des bastides gersoises.

 

Nous avons fait le choix de matériaux locaux et traditionnels. Dans le Gers où la pierre est rare, les constructions sont le plus souvent en terre, bois, galets…

Certains de ces éléments seront réalisés en chantiers participatifs, d’autres dans la cadre de formation (comme cela a déjà été fait avec l’école de taille de pierre de Remiremont dont une vingtaine d’élève est venu en novembre 2019 pour sculpter les encadrements de portes et fenêtres des futurs ateliers).